pranaitis l’auteur du faux talmud

En 1894, Pranaitis fut poursuivi pour extorsion de fonds et se retrouva banni quelque temps à Tver[3].

Justin Bonaventure Pranaitis est connu pour son livre sur le Talmud, publié en latin (1892) avec l’imprimatur de l’archevêque métropolite de Moguilev. Cet ouvrage se présente comme une enquête sur les enseignements juifs sur le christianisme. Le texte, intitulé Christianus in Talmude Iudaeorum (Le Talmud démasqué), est en réalité un faux, contenant de fausses citations du Talmud avec une pagination imaginaire. Il s’agit d’un ouvrage de propagande antisémite, comparable aux Protocoles des sages de Sion et antérieur de quelques années. Ce texte est régulièrement traduit et réédité dans les milieux antisémites[4].

En 1902, il fut nommé à Tashkent[2] et entreprit d’évangéliser l’Ouzbékistan[5].

Il intervint durant le procès de Beilis, réitérant l’accusation de crime rituel contre les Juifs en 1912[6]. Il témoigna en tant qu’expert, contre Beilis. Ce fut là qu’il perdit toute crédibilité, lorsque la défense démontra sa totale ignorance des concepts et des définitions les plus simples du Talmud[6], au point que le public se mettait à rire chaque fois qu’il se retrouvait incapable de donner une réponse à l’avocat de la défense[1].

Un agent de la police secrète du tsar remarqua que le contre-interrogatoire de Pranaitis démontrait son manque de connaissance des textes et de la littérature juive. Selon cet agent, un tel amateurisme et une telle ignorance disqualifiaient son « opinion d’expert »[3].

Beilis fut finalement innocenté.

Quelques années plus tard, Pranaitis fut exécuté par la Tchéka.

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