cours sur le talmud

Shiôur sur l’étude du Talmud
Niveau débutant mais pouvant intéresser les experts (voir les nombreux liens sur le Web).
Pour les non hébraïsants, voir en fin de page.
Ici, le cour qui précède celui ci pour les moins avancés : présentation générale DES talmuds, AVEC SOMMAIRE DES 6 SEDARIM!!!
Ici, le cour qui succède celui-ci pour les un peu plus avancés.


Buts:
-Apprendre à trouver une référence.
-Apprendre à décoder, décortiquer une page du Talmud et pousser la recherche plus loin.
-Adopter quelques méthodes de travail, conseils vers quelques « outils ».


Dans un premier temps, j’en resterait au « technique », il y a beaucoup sur Internet sur la place du Talmud, sa transmission jusqu’à nous, etc… Cette page est encore en construction est aura sûrement, b »H des ajouts.

LES EDITIONS TRADITIONNELLES HEBRAIQUES :

Nous commencerons par étudier cela comme matériel de référence style édition de Vilna), exposant plus loin la question avec les versions electroniques ou du type Steinzal et autres… :

Problème n°1:
Vous avez devant vous une référence:
- vous voulez savoir si elle est exacte ou non (les gens copient souvent et à force de copier sans vérifier, il finit par se glisser des erreurs, surtout si ceux qui copient ne connaissent pas bien la structure du Talmud (prononcer « Talmoud »).
- Vous voulez voir dans quel contexte cela est.
-Vous désirez voir les commentaires dessus.
-Vous désirez savoir si la halakha est selon le texte cité isolement.
- Vous voulez montrer à quelqu’un qui doute de votre citation où elle se trouve.
Pour tout cela, il vous faut avoir affaire avec une véritable page de Talmoud, mais voici votre autre problème :
Vous ne savez pas vous repérer dans le Talmud ; si je dis « Bava Bathra 3a », comment je trouve cela ?
Déjà, première erreur à éviter : c’est de lire les pages en chiffres romains, la page « 3a » ne s’écrit pas 3 mais plutôt en hébreu : soit « Guimel »
Sur l’image : ici Baba Qama 2a

cours sur le talmud pagetalmudEXPLICATIONS
*Deuxièmement, On ne suit donc pas les chiffres latins mais les chiffres hébraïques une page (heb : « daf ») à deux cotés, un coté « a » et un coté « b », jamais de c, d, e, f…

*comment savoir si c’est « a » ou « b » (en hébreu « âmoud ‘alef », ou « âmoud béith »), eh bien, la page qui comprend le chiffre en hébreu (ici béith = 2) est la page « a » ou « alef », le recto, qui ne comprend d’ailleurs aucune lettre-numéro, est toujours la page « b » ou « âmoud béith ».

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ou est la mishna est ou est la gémara ?

Au début d’un chapitre, souvent entouré par un cadre décoratif, (voir image) se trouve le premier mot de LA MISHNA. La mishna vient toujours avant la gémara’, ce qui est logique. LA MISHNA COMME LA GEMARA SE TROUVENT TOUJOURS DANS LA COLONNE CENTRALE. En écriture dite « carrée », le Rashi et autres commentaires sont en écriture dite « Rashi » et se trouvent sur les cotés. LE TEXTE DE LA MISHNA S’ARRETE AUX LETTRES
MAIS, dans la suite du develloppement d’un chapitre, la mishna et le la gémara s’enchaine et il nous faut reperer les lettres dans le texte central pour le début d’un texte de mishna et toujours les lettres pour la gémara.

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*Le commentaire du Rashi est toujours coté de la couture du livre, soit à l’opposé du numéro de page hébraïque (béith, guimel, daleth,…) (Voir image plus haut).

*Le passage du Talmud que Rashi commente est précédé (sauf en son début) par deux points, comme en français (:) qui tiennent du sof passouq : cela nous aide à nous repérer, deux points indique le texte de la mishna ou de la gémara’ qui est commenté, puis UN POINT (.) indique le début du commentaire de Rashi jusqu’aux prochains deux points. (Quand à la Mishna et à la gémara’, en dehors des éditions spéciales, elle ne contiennent ni les points voyelles ni la ponctuation, (points, virgules,… de l’hébreu moderne, ni de taâmim de l’hébreu biblique).

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Le commentaire des Tossafoth est toujours du coté opposé au commentaire de Rashi (voir image). Les passages commentés sont souvent indiqués au gros caractères.

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POUR CONNAITRE LA HALAKHA :

Dans une page du Talmud, il est courant, voir habituel, que plusieurs avis s’entrechoquent (on parle alors de « ma’hloqèth »), ainsi, face à la simple lecture, nous sommes désemparés pour savoir qui à le dernier mot en matière de halakha, et celà, même si l’on connaît certaines règles de priorités (midrash>aggada, etc.) De plus, dans certains passages, il nous semble évident à la simple lecture que tel avis est suivit par la halakha, par exemple, dans « bamèh madliqim… », partie du Talmoud qui est insérée dans le siddour, pour la prière de êrèv Shabbath, le dernier avis dit « béShemèn Zayith Bilvad… » ((les lumières de shabbath) ne doivent être allumées qu’à partir de l’huile d’olive (à l’exclusion des autres huiles végétales)). En comparant cet avis à la coutume dans le Béith HaMiqdash, cela nous semble être la bonne réponse. Toutefois, en regardant la halakha, les posskim (décisionnaires en halakha) n’ont pas retenus cet avis et disent que l’avis ici exprimé était l’avis « d’un riche » qui pouvait se permettre cela, mais que toute huile végétale est permise, à l’exclusion des graisses animales (Shemèn dagim,… etc).

Comment trouver cette halakha donc ?
Regardez l’image ci-dessus, sur le coté extérieur de la page, en petit, vous avec le « âyne Mishpatt », « nér mitswa » : ces notes comprennent les références de la halakha dans le « Mishné Torah » du Ramba »m (Maïmonide), Le Sémag, le Tour et le Shoul’hane Âroukh (complet et non le qitsour en deux volumes!).

Dans mon édition, le renvoi vers le « âyine mishpatt » sont indiqués par de petites lettres hébraïques (alef, béith, guimel, …)

Commentaires:

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